"La scène se déroule dans un village du Biterrois en 1940-1941. La préfecture de l'Hérault demande l'enlèvement des plaques de la rue Jean Laurès. Incompréhension et stupéfaction de la municipalité : pourquoi enlever le nom de ce natif du cru, félibre, de surcroît ? En réalité la cible était le socialiste Jean Jaurès. La quasi homophonie des deux noms avait failli coûter au poète sa place au sein du panthéon municipal. Une telle mésaventure peut paraître cocasse ; en réalité cette bataille autour des noms de rues, les odonymes, est un aspect de l'affrontement politique et symbolique que se sont livrées droite et gauche sous la Ill République. Le système d'hommage public urbain ne résulte pas, en effet, d'une coutume pacifique de baptême. Il est le fruit et l'instrument d'un combat politique, dont les plaques qui figurent sur nos murs sont autant de traces. À l'angle des rues du Biterrois, espace emblématique de ce Midi rouge parfois mythifié et aujourd'hui disparu, c'est un affrontement de trois quart de siècle qui se livre et qui fera des plaques émaillées, les plaques de la République."--Page 4 of cover.
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"Les noms de rues républicains en Biterrois, 1870-1945 : un affrontement symbolique"--Cover.
Includes bibliographical references (pages 303-317) and index.
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{{cite book|author=Richard Vassakos |date=2018 |title=La République des plaques bleues |publication-place=Cazouls-lès-Béziers |publisher=EDM Éditions du Mont |isbn=978-2-490382-01-9 |oclc=1099203686 |ol=62434027M}}